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  1. Déploiement de la 5G : l’immobilier laissé pour compte ?

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    Une technologie très prometteuse

    Le déploiement de la 5ème génération (5G) du réseau mobile en France s’inscrit dans la suite logique de l’évolution des technologies de télécommunications, tout en exigeant l’élaboration de nouvelles réglementations et en bouleversant les pratiques et les normes au sein de plusieurs secteurs. Bien qu’elle soit considérée comme le successeur de la 4G, elle promet bien plus que de simples améliorations de performance. La 3G a permis l’émergence et le développement de l’iPhone et des réseaux sociaux, la 4G de Youtube et de Netflix. La 5G révolutionnera notre communication avec notre environnement et nos usages au quotidien. Elle jouera ainsi un rôle primordial dans l’essor de nouvelles pratiques et technologies, notamment le véhicule autonome connecté, la ville intelligente, les industries du futur, la e-santé , etc.

     

    En France, un plan de déploiement ambitieux…

    Dans un contexte de plusieurs consultations et négociations autour de la 5G entre les acteurs politiques et industriels concernés, l’Arcep a lancé le 31 décembre 2019 un appel à candidatures pour l’attribution de la bande 3,4 – 3,8 GHz. Les opérateurs souhaitant se porter candidat sont invités alors à déposer auprès de l’Arcep leur dossier de candidature avant le 25 janvier 2020. À l’instar des procédures de déploiement de la 3G et de la 4G, cette attribution s’avère hautement stratégique pour la politique d’aménagement numérique des territoires et pour l’avenir des opérateurs. Cependant, à la différence d’autres pays qui ont fait jouer la concurrence au maximum pour obtenir les prix les plus élevés de la part des opérateurs, l’Arcep et l’État ont fixé comme objectif prioritaire la qualité de la couverture, quitte à faire baisser les enchères. A titre de comparaison, les enchères devraient rapporter minimum 2,17 Mds € à l’Etat français, contre 6,55 Mds € en Allemagne et 6,5 Mds € en Italie en 2019.

     

    …qui suscite de nombreuses inquiétudes

    Néanmoins, ce n’est pas sans tension. Plusieurs prises de position ont récemment défrayé la chronique : les deux opérateurs, Free et Bouygues, ont alerté sur le risque d’une 5G à deux vitesses si l’attribution des fréquences n’était pas égalitaire en matière de largeur de bande octroyée. Par ailleurs, l’UFC-Que Choisir a également fait part de sa grande vigilance vis-à-vis des garanties à prévoir en termes de rapidité de déploiement ainsi qu’en matière de prix pour les utilisateurs finaux.

    Comme pour ajouter à cette tension, le rôle même de l’Arcep a été récemment mis en cause, plus particulièrement par Orange. L’opérateur historique a déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) auprès du Conseil d’État quant au bien-fondé de la capacité de sanction de l’Arcep, notamment en cas de non-respect des engagements de couverture. La menace pour l’Arcep et les consommateurs serait donc de perdre la main sur la réalité des déploiements. Quant à Orange, il risque d’être coupé en deux : séparation des activités entre infrastructure et service, comme c’était le cas de l’opérateur BT au Royaume-Uni en créant sa filiale Openreach. Comme le dit bien La Tribune, “entre Orange et l’Arcep, une fragile paix des braves” s’est installée.

    L’immeuble, territoire probablement délaissé par la réglementation

    Le niveau de tension est donc élevé et la marge de manœuvre de l’Arcep reste restreinte, d’autant plus que le gouvernement de son côté semble vouloir remplir les caisses de l’État malgré sa politique volontariste d’aménagement numérique des territoires. Pour sûr, le régulateur ne cherchera pas à ouvrir d’autres fronts dans la bataille pour la couverture. Le grand perdant risque alors d’être le secteur de l’immobilier, car c’est bien dans les immeubles que nous avons 80% de nos communications, et aucune obligation d’y assurer une bonne qualité de service n’est imposée aux opérateurs. En conséquence, les acteurs de l’immobilier ont plus que jamais besoin d’en anticiper les implications et de définir une stratégie visant à garantir une bonne expérience utilisateur. Pour ne citer que quelques solutions : faire un état des lieux du patrimoine, définir une stratégie radio (WiFi, 3G, 4G, 5G), déployer éventuellement des solutions de couverture indoor et préparer à coup sûr les immeubles pour l’avènement de ces nouvelles technologies.

  2. Etude – Evolution des pratiques numériques, nouveaux besoins immobiliers

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    Nous avons le plaisir de vous présenter notre étude réalisée en collaboration avec Cushman & Wakefield sur l’évolution des pratiques numériques et des besoins immobiliers, réalisée auprès de 600 salariés issus de différents secteurs. Les résultats de cette étude ont donné lieu à une réflexion mûrie sur l’évolution des besoins et usages numériques des salariés et sur la transformation de la prise de décision dans le secteur immobilier.

    Lien vers l’étude complète : ICI

    Le monde du travail est bouleversé par l’essor des technologies et par la démocratisation de nouveaux usages, marquée par la multiplication des lieux de travail potentiels et par le phénomène du nomadisme professionnel. La flexibilité par le télétravail est une réalité pour 31 % des salariés et, même si le domicile reste le lieu privilégié des télétravailleurs, les tiers-lieux s’imposent, en particulier chez les jeunes générations qui les utilisent près de trois fois plus. De ce phénomène résulte un affinement de la frontière entre vie personnelle et professionnelle illustré par l’utilisation des équipements professionnels à domicile et inversement, respectivement à 62 % et 48 %.

    Des besoins simples et pragmatiques subsistent chez les salariés. Ces derniers sont principalement centrés sur les outils de travail usuels comme un ordinateur performant, une demande pour 91 % d’entre eux, mais également une bonne connexion à Internet (85%). Malgré cela, il existe de forte divergence en termes de maturité des usages et une fracture se dessine entre les connectés nomades et les autres plus éloignés des technologies.

    Même si ces attentes sont simples, elles n’en demeurent pas moins importantes. Le niveau d’exigence des salariés est très élevé sur ces dernières et des problèmes de connectivité peuvent entraîner une baisse de productivité pour 76% des répondants, ou dégrader l’image de l’entreprise (56%) et même être une cause de démission pour 1 employé sur 10 et jusqu’à 4 sur 10 en cas de problèmes journaliers.

    Afin de répondre à cette évolution d’usages, les stratégies immobilières doivent se pencher sur les nouvelles exigences de connectivité et d’adaptabilité, à la fois de connectique et d’aménagement des espaces, avec pour objectif d’améliorer les conditions numériques des salariés. « La connectivité est considérée actuellement comme le deuxième critère le plus important pour le choix d’un bâtiment de bureaux selon les salariés, critère qui va prendre de plus en plus d’importance dans les années à venir pour devenir la préoccupation n°1 (61 % des salariés) », indique Magali Marton, Directrice des études de Cushman & Wakefield France.

    « La clé du succès pour les entreprises sera avant tout de favoriser l’adoption des technologies numériques en les développant de façon qu’elles répondent aux besoins réels, aux exigences et aux souhaits concrets des salariés. Les utilisateurs veulent garder le contrôle de leurs outils et données numériques ; leur rapport à la technologie gagne en maturité et pourrait se rationaliser en adéquation avec l’émergence d’une écologie de l’attention », précise Frédéric Motta, Directeur général de WiredScore France.

  3. À quand la connectivité mobile accessible à tous les bâtiments ?

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    À l’heure du smart building et des nouveaux modes de travail, il s’agit de garantir la connectivité mobile indoor au sein de tous les espaces de travail !

    Le smartphone est devenu l’objet qui nous suit dans tous nos déplacements. Pour la plupart d’entre nous, il est devenu inconcevable de passer une journée sans lui. De manière anecdotique, posez-vous cette question : En arrivant au bureau le matin, préférez-vous avoir oublié vos clés ou votre smartphone ? Pour le plus grand nombre d’entre nous, le smartphone s’avère le plus indispensable au bon déroulement d’une journée de travail.

    La connectivité mobile à l’intérieur des immeubles de bureaux comme enjeu critique de performance et de productivité pour les entreprises

    C’est ce qu’a bien compris ATC France qui développe des solutions et qui se mobilise pour utiliser le standard international en la matière, le label WiredScore. Ainsi ATC a envoyé un de ses représentants se former aux méthodes et processus de labellisation WiredScore lors du dernier programme d’accréditation WiredScore AP. Grâce à une approche unique à travers leurs métiers respectifs, les deux experts s’engagent à aider les propriétaires à améliorer la qualité de la connectivité numérique des bâtiments, pour mieux garantir le confort et la performance des entreprises locataires.

    Évolution des usages et des techniques de construction, les ingrédients qui rendent le sujet si critique

    Revenons à la question qui nous préoccupe : Pourquoi nos smartphones captent toujours mal dans les immeubles de bureaux ?  Plusieurs évolutions de fond sont à l’origine de cette observation, dont les raisons sont principalement dues à des changements radicaux en matière d’usage au sein même des bâtiments, d’une part, et à l’évolution des techniques de construction, d’autre part. L’immobilier d’aujourd’hui et de demain doit-il désormais intégrer les enjeux d’une connectivité optimale ? qu’il s’agisse d’opérations immobilières nouvelles ou en exploitation, la réponse est définitivement oui !

    « Les changements en matière d’organisation du travail, la mixité des usages, l’essor du flex space et du coworking, l’importance des parties communes, autant de tendances qui se développent actuellement dans les immeubles tertiaires. Si par exemple, un restaurant d’entreprise doit être requalifié en business center en dehors des heures de repas, il est absolument indispensable d’assurer une connectivité mobile de qualité pour les utilisateurs ! Par ailleurs, tenant compte de la multiplication des applications métiers proposées sur nos smartphones, de l’importance de la data et des services multimédias, une connectivité numérique optimale n’est plus une option mais bien vitale et créatrice de valeurs dans les entreprises, et ce du point de vue des propriétaires comme des salariés ! », souligne Frédéric Motta, directeur général de WiredScore France sur l’évolution d’usage.

    « Il faut savoir que 80 % des communications mobiles commencent ou se terminent à l’intérieur d’un bâtiment. Sous l’ère du smart building, les usages liés à la transmission de données s’intensifient et impliquent également la gestion technique des bâtiments. Quant aux logiques de BYOD (Bring Your Own Device), elles encouragent à adopter une approche multi-opérateurs. D’autres contraintes plus sécuritaires, comme l’accès à des services de secours en tout lieu et à tout moment viennent elles aussi renforcer ce besoin d’une connectivité numérique de qualité », ajoute Laurent Benet, directeur stratégie, innovation et business développement chez ATC France.

    Autre difficulté à prendre en compte, l’amélioration de l’isolation thermique des façades, réduisant l’impact environnemental des immeubles, accentue les mauvaises couvertures. Cet effort environnemental nécessaire a rendu de nombreux bâtiments étanches à la propagation des signaux venant de l’extérieur. Précisons également que les espaces situés en étage élevé ou en sous-sol sont souvent particulièrement mal couverts par les réseaux mobiles existants.

    Un sujet récent pour la filière immobilière, jusqu’à aujourd’hui réservé aux très grands bâtiments

    Mais alors pourquoi chaque bâtiment tertiaire ne jouit-il pas aujourd’hui d’une couverture indoor et quels sont les freins à l’intégration d’une solution spécifique à chaque immeuble ?

    « Tout d’abord, rappelons que les évolutions d’usage et la “criticité” de la connectivité mobile sont des questions récentes, à l’échelle de l’immobilier d’entreprise. Dans le cadre d’un projet de construction immobilière, il n’existe à ce jour pas de lot “connectivité” ou “mobilité”. Personne n’est donc officiellement responsable de cet aspect au sein d’une équipe de conception. Quant aux opérateurs mobiles, ils n’ont aucune obligation en matière de couverture à l’intérieur des immeubles et toutes les exigences de couverture se limitent à 1,5 m au-dessus du sol à l’extérieur », ajoute Frédéric Motta.

    Rien de surprenant en réalité, si l’on se rappelle que, il y a seulement quelques années, les salariés disposaient d’un bureau attribué avec un téléphone fixe. Aujourd’hui avec le mobile, la consommation de données s’est accélérée et a été multipliée par deux selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP)* entre 2017 et 2018 !

    Depuis quelques années, seulement certains immeubles ont pris des dispositions efficaces, souvent à l’initiative d’une grande entreprise locataire et avec le concours d’un seul opérateur.

    « Le segment des immeubles de bureaux intermédiaires (entre 5 000 et 20 000 m2) est particulièrement mal adressé. Sur ce type de surfaces, l’installation traditionnelle de systèmes antennaires répond à un modèle économique qui est inadapté. Ces immeubles sont souvent structurés avec plusieurs occupants et ont besoin d’une couverture multi-opérateurs », précise Laurent Benet.

    Les solutions existent à présent, pour améliorer et garantir la couverture et identifier les immeubles les mieux connectés

    Pour rendre accessible les solutions de couvertures multi-opérateurs à un maximum d’immeubles, il est nécessaire de faire évoluer les modèles économiques vers la prestation de services de façon à s’intégrer au business plan de l’immeuble. Cela suppose une capacité d’investissement importante et la mutualisation des infrastructures. C’est l’approche unique développée par ATC France, filiale française du leader mondial des infrastructures télécom, qui propose une offre de pure prestation de service aux professionnels de l’immobilier ne nécessitant pas d’investissement initial.

    Les caractéristiques des immeubles et la qualité de service pour leurs utilisateurs peuvent donc être améliorées de façon significative ! Encore faut-il que le marché, les preneurs, les conseils immobiliers et les investisseurs aient connaissance de ces différentes qualités de connectivité. C’est là qu’intervient l’expertise de WiredScore, dont le label donne de plus en plus d’importance à l’expérience des utilisateurs en termes de mobilité.

    Pour conclure, la connectivité n’est pas un luxe mais une nécessité pour les locataires ! 

    Dans un bâtiment de grande taille ou de taille intermédiaire, qu’il s’agisse d’un immeuble neuf ou d’un patrimoine existant, un utilisateur mérite de bénéficier de ce service et de choisir son lieu d’implantation en tenant compte aussi de la qualité de cette connectivité.

    * Observatoire des marchés des communications électroniques en France – Marché des communications électroniques en France – Année 2017

  4. WiredScore lève 9 millions US $ afin de permettre aux investisseurs immobiliers d’offrir la meilleure connectivité numérique aux entreprises locataires

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    WiredScore, standard international d’évaluation de la connectivité de l’immobilier d’entreprise, annonce aujourd’hui l’augmentation de son capital de 9 millions de dollars US (soit un peu plus de 7 800 000 euros) en série A. Répondant à la demande mondiale croissante des entreprises locataires de garantir une connectivité sans faille au sein des immeubles de bureaux, ce financement a été obtenu auprès d’investisseurs immobiliers de premier plan, avec notamment Legal & General, U+I, Town Centre Securities, MOMENI Digital Ventures, KingSett Capital et Savitt Partners. Le groupe d’investissement a également reçu l’appui des investisseurs actuels de WiredScore, Bessemer Venture Partners, Fifth Wall et Sterling Ventures.

    WiredScore intervient dans ce marché comme un point de référence fiable concernant la connectivité d’un immeuble, offrant transparence et visibilité à l’égard de ce service aux locataires. Ainsi, la labellisation WiredScore procure aux propriétaires et aux promoteurs, les informations nécessaires pour améliorer et pérenniser la qualité de la connectivité de leurs bâtiments.

    Cette levée de fonds fait suite à une année d’expansion pour WiredScore, en France comme à l’échelle mondiale, sous l’impulsion de nombreuses sociétés immobilières commerciales, accordant une priorité aux investissements stratégiques en termes de connectivité numérique. Au cours des trois premiers trimestres de 2018, WiredScore a répondu à l’augmentation de la demande, en s’implantant dans huit nouvelles villes dans le monde et a enregistré une croissance de 45 % de bâtiments labellisés dans cette même période.

    Frédéric Motta, Directeur Général France, déclare : « Alors que les entreprises deviennent de plus en plus dépendantes de la connectivité numérique, nous constatons un changement de posture des propriétaires pour fournir des immeubles bien connectés. La solution aux problèmes et enjeux de connectivité numérique ne se situe pas uniquement entre une entreprise locataire et son fournisseur d’accès internet ; l’infrastructure même du bâtiment fournie par les propriétaires est un facteur clé pour une connectivité performante et fiable. Nos investisseurs en série A se joignent à notre clientèle de plus de 450 propriétaires qui assument cette nouvelle responsabilité. Ces propriétaires, comprenant Allianz Real Estate, Gecina, Altarea Cogedim ou encore AXA IM, tirent parti de notre expertise pour aborder la complexité technologique intrinsèque aux bâtiments tertiaires de demain. »

    Par ailleurs, cet investissement soutiendra l’expansion de WiredScore vers de nouvelles géographies et vers de nouveaux secteurs de produits et de services, à mesure que l’entreprise continue de prendre de l’ampleur en France et à l’étranger.

    Matteo Colombo, directeur des Investissements chez Legal & General Capital, déclare : « Legal & General Capital recherchent des innovateurs issus d’une multitude de secteurs répondant aux besoins futurs des villes. WiredScore est unique en son genre dans l’évaluation et la mise en place d’une société digitale. Cet investissement offre des synergies claires au sein de notre activité, en particulier concernant nos investissements immobiliers, technologiques et en capital-risque. Nous voyons une opportunité pour WiredScore, avec le soutien de Legal & General, de poursuivre sa croissance rapide et de se développer sur de nouveaux marchés. »

    Témoignant de ce succès planétaire, soulignons que 37 millions de mètres carrés de bureaux sont actuellement engagés dans le label WiredScore et que l’expert en connectivité travaille aujourd’hui avec plus de 450 propriétaires, investisseurs et développeurs innovants et précurseurs à l’échelle mondiale tels que BlackRock, British Land et Hines. 1 700 bâtiments sont engagés dans la labellisation et 4 millions de personnes travaillent actuellement dans des bâtiments labellisés WiredScore, en Amérique du Nord et en Europe.

    A propos de WiredScore WiredScore est l’organisation à l’origine du label WiredScore, le système d’évaluation de la connectivité numérique internationalement reconnu pour l’immobilier d’entreprise, qui aide les propriétaires à concevoir et à promouvoir des bâtiments dotés d’une connectivité numérique performante. Le label WiredScore se positionne comme un acteur clé en technologie de pointe dans l’immobilier d’entreprise en fournissant la seule labellisation pour évaluer l’infrastructure, la connectivité et la capacité technologique des bâtiments tertiaires. WiredScore a lancé le label en 2013 en partenariat avec le maire Bloomberg et la ville de New York ; en octobre 2017, un groupe d’investissement dirigé par Bessemer Venture Partners et Fifth Wall a acquis une part majoritaire de la société. Dans une économie de plus en plus axée sur la technologie, la connectivité devient rapidement le facteur le plus important pour les locataires lorsqu’ils choisissent un espace de bureau. Le label WiredScore, indépendant et largement reconnu, est un symbole de confiance qui identifie les bâtiments qui fournissent la meilleure infrastructure de connectivité de leur catégorie et dont les entreprises ont besoin pour prospérer.

  5. #Interview Business Immo : « WiredScore se positionne comme le garant du bien-être numérique des immeubles et des entreprises »

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    À l’heure où la tendance est à l’externalisation des data, la sécurité numérique des immeubles apparaît plus que jamais comme un enjeu de taille. WiredScore, qui a débarqué sans prévenir en France il y a 18 mois, fait de la résilience de la connectivité son cœur de métier. Frédéric Motta, aux commandes du bureau français depuis mai 2018, nous explique dans quelle mesure la connectivité est un élément clé pour les locataires et les propriétaires d’un immeuble.

    Business Immo : Quel bilan tirez-vous de WiredScore en France ? Avec qui travaillez-vous ? Et quels sont vos interlocuteurs dans les entreprises ?

    Frédéric Motta : Depuis mars 2017, WiredScore affiche une centaine de projets en cours de labellisation en France, principalement à Paris et à Marseille où nous venons d’ouvrir notre premier bureau en régions. En 2018, WiredScore a franchi une nouvelle étape dans son développement avec la labellisation de patrimoines comme Gecina, pour lequel nous labellisons une vingtaine d’actifs. Cette logique de portefeuille se retrouve également avec des clients tels que CovivioAXA Investment Managers – Real EstateAllianzAltarea Cogedim ou Icade.

    Globalement, WiredScore cible deux grandes populations : les propriétaires immobiliers et les utilisateurs. Chez les premiers, en fonction de la taille de la société, nos interlocuteurs privilégiés en interne sont les équipes d’asset management et de leasing management. Chez les seconds, le directeur immobilier, bien sûr, et de plus en plus le DSI (directeur des services informatiques), qui connaît toutes les vertus d’une bonne connectivité, est un homme clé dans l’immeuble tout comme le directeur innovation.

    BI : Quel est le coût d’une labellisation WiredScore pour une entreprise ? Et quelle en est la valeur ajoutée ?

    FM : Le label WiredScore s’applique, avec des grilles de lectures différentes, aux immeubles neufs et aux immeubles existants. Le coût de cette labellisation est de 60 centimes du m2 pour l’existant et 75 centimes du m2 pour le neuf.

    En regard, la valeur du label WiredScore se chiffre. Une connectivité résiliente est de plus en plus un ingrédient capital de la performance et de l’attractivité d’une entreprise, parfois au même niveau que l’argument de la localisation. Une connectivité labellisée est pour un propriétaire un prérequis de premier plan pour son actif et son patrimoine dans un contexte exacerbé de concurrence des meilleurs immeubles, gage d’attraction et de rétention des talents. Nous sommes convaincus que notre label peut influencer un locataire dans la prise ou la renégociation d’un bail. Chez WiredScore, on a souvent coutume de rappeler qu’il est envisageable de continuer à travailler avec une coupure d’eau mais qu’il est impossible d’envisager de travailler pendant une coupure internet, synonyme d’arrêt pur et simple de l’activité d’une entreprise.

    BI : Dans la galaxie des labels en France mais aussi ailleurs, comment exister sur le marché hexagonal ?

    FM : Le marché des labels est, en 2018, clairement concurrentiel. Et les investisseurs immobiliers ont tendance à s’inscrire dans une logique de rationalisation de leur manière de consommer des labels pour sortir de la logique de millefeuille parfois contre-productive. Désormais, ces derniers deviennent contributifs aux politiques marketing des immeubles qui évoluent profondément avec la révolution des usages. La question que les propriétaires doivent se poser quand ils choisissent de s’engager dans un label est simple : représente-t-il un choix décisif pour mon locataire ?

    Le label WiredScore doit remonter dans la chaîne de valeur d’une entreprise et se loger au niveau de la stratégie. De notre côté, nous nous positionnons comme une solution d’accompagnement pour nos clients en matière de connectivité et de sécurité informatique. WiredScore est le garant du bien-être numérique des locataires et des immeubles.

    BI : Que représente WiredScore à l’échelle mondiale ? Et quels sont les grands vecteurs de votre future croissance ?

    FM : Lancé il y a cinq ans par le responsable informatique du maire de New York, Michael Bloomberg, aux États-Unis, WiredScore a d’abord essaimé à Londres puis à Paris, Berlin et Dublin à partir de 2017. À ce jour, ce sont 1 400 immeubles qui ont été labellisés à l’échelle mondiale.

    WiredScore affiche trois logiques de croissance parallèles. Géographiquement, nous allons consolider et poursuivre notre maillage mondial en prenant, en 2020, le cap de l’Asie. Structurellement, si le bureau restera le fer de lance de notre développement, WiredScore ne s’interdit pas de regarder et de labelliser d’autres actifs immobiliers : logistique, retail, hôtellerie, résidentiel. Enfin, sans changer de mission, nous voulons aller au-delà de la labellisation de la connectivité et nous interroger sur le cadre de vie des immeubles, sur le bien-être et la sécurité numérique, des enjeux clés pour l’avenir. WiredScore doit, à terme, garantir les meilleurs outils de travail qui composent la vie numérique d’un collaborateur et de son entreprise. Ces attentes-là sont très fortes. Et il ne faut pas décevoir.

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